Environnement économique :
◼ Les marchés ont traversé l’été en résistant à deux chocs : la poursuite du choc énergétique avec le rebond des prix du pétrole, gaz et diesel, lié au regain de tensions au Moyen-Orient, et la progression marquée des taux souverains dans l’ensemble des économies développées. Les marchés actions ont néanmoins bien résisté grâce à la progression des bénéfices.
◼ La croissance est également plus robuste qu’attendu. Aux États-Unis, l’activité reste solide, soutenue par la consommation mais surtout les investissements dans l’IA. En Europe, les perspectives se sont redressées, davantage soutenues par l’investissement public. Si les fondamentaux économiques s’améliorent au Japon, la Chine continue d’avancer à deux vitesses, entre industrie et exportations dynamiques mais une demande intérieure faible.
◼ La hausse des prix de l’énergie entretient les pressions inflationnistes, sans effets de second tour ni désancrage des anticipations de long terme pour le moment. Les banques centrales ont en revanche durci le ton : la Fed, la BCE et la BoJ ont relevé leurs taux directeurs, et les marchés anticipent de nouveaux resserrements.
Risques et incertitudes :
◼ Deux risques principaux, identifiés mais pas encore matérialisés, demeurent néanmoins. Le premier, structurel, est lié au cycle d’investissement dans l’IA, dont dépend une part importante de la croissance américaine et des bénéfices. Ces investissements sont désormais largement financés par la dette, alors même que la visibilité sur leur rentabilité se réduit. Un retournement du cycle pourrait ainsi toucher simultanément les bénéfices des entreprises, le financement et la croissance, même si aucun signal d’inflexion n’est visible à ce stade.
◼ Le second est conjoncturel : une stagflation modérée si les prix de l’énergie restent durablement élevés et que les banques centrales poursuivent leurs resserrements. La hausse des taux accroît progressivement la charge d’intérêt des États et renforce les tensions budgétaires. Mais l’élément déterminant est l’évolution du conflit, dont la visibilité reste faible.
Positionnement stratégique :
◼ Dans cet environnement, nous maintenons une exposition neutre aux actions. Les solides fondamentaux macroéconomiques et la croissance des bénéfices limitent le risque de baisse et maintiennent un potentiel de hausse. Les incertitudes sur l’évolution du conflit, des prix de l’énergie et des taux conduisent toutefois à ne pas accroître le risque.
◼ Sur les marchés obligataires, les spreads de crédit sont serrés et les taux volatils dans un contexte de tensions géopolitiques et craintes inflationnistes. Nous maintenons une sensibilité courte, en concentrant les investissements sur les maturités de 2 à 3 ans afin de capter le portage tout en limitant le risque de taux, avec une préférence pour les signatures de qualité.
Achevée de rédiger le 28 septembre 2026
Source Bloomberg - Mansartis au 24 septembre 2026
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